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Aumônerie catholique des étudiants de Pau

Introduction

Introduction à partir d'un extrait du texte de Marc Aillet reprenant des paroles du Cardinal Vingt-trois :

A la dernière assemblée plénière [des évêques], le Cardinal André Vingt-Trois s’est prononcé au nom de tous les évêques, avec une fermeté et une gravité qui n’auront échappé à personne : « Nous continuons d’appeler les chrétiens, et tous ceux qui partagent notre analyse et nos questions, à saisir leurs élus en leur écrivant des lettres personnelles, en les rencontrant et en leur exprimant leurs convictions. Comme citoyens, ils peuvent, et peut-être doivent, utiliser les moyens d’expression qui sont ceux d’une société démocratique, d’une « démocratie participative », pour faire connaître et entendre leur point de vue » (Discours d’ouverture – 3 novembre 2012) ; ajoutant dans son discours de clôture : « Nous nous réjouissons que, dans le cadre de la légalité et dans le respect des personnes, de nombreuses initiatives soient prises par nos concitoyens, croyants ou non, pour s’opposer au projet du gouvernement dans son état actuel […] Que les catholiques de notre pays sachent que leurs évêques les encouragent à parler, à écrire, à agir, à se manifester… » (8 novembre 2012).

A l'aumônerie, on est là pour favoriser la réflexion chrétienne de chacun, grâce au groupe. La religion chrétienne insiste sur le fait que c'est la conscience de chacun qui doit avoir le dernier mot. Nous avons tous besoin de paroles éclairantes de la part des responsables impliqués dans l’Église, mais personne ne peut se réfugier derrière les propos de tel ou tel, fut-il prêtre, évêque ou pape pour cautionner ses agissements personnels.

On va donc prendre le temps de creuser certaines des questions de fond qui sont soulevées ici : homosexualité, mariage, filiation, place de l’Église dans la prise de parole politique. Avec topo introductif par Jean-Jacques sur chacun des points, suivi à chaque fois des questions / remarques de chacun. On prendra à la fin quelques minutes pour que chacun choisisse l'une ou l'autre chose qu'il retient de la soirée.

L'homosexualité

Dr Jean-Jacques Choulot : A votre avis, est-ce fréquent ou non, est-ce un délit ou non, un choix personnel ou non, est-ce bien ou pas bien, avez-vous des amis homosexuels ?

Plusieurs réponses positives à cette dernière question.

JJC : A notre génération, nous n'avions aucun ami qui se disait homosexuel. Vous, ici, vous dites que vous en connaissez. Or, ce n'est pas que l'homosexualité est plus fréquente ; c'est donc que la société a évolué.

Interventions des uns et des autres sur l'homosexualité

C'est une orientation sexuelle, point ; ni une maladie ni subi.

Dans la Bible, on voit pas un homme avec un homme, une femme avec une femme ; c'est purement interdit, Dieu n'aime pas ça.

A travers ce que Dieu a fait, on voit qu'il veut pas l'homosexualité.

Je n'ai pas vu dans la Bible qu'il interdit à un homme d'aimer un homme.

Si, c'est condamné, cf. Sodome et Gomorhe, dans le livre de la Genèse.

JJC : Je ne sais pas pourquoi on a retenu Sodome et Gomorhe pour condamner l'homosexualité alors que rien n'est dit clairement à ce sujet dans ce texte, tandis que c'est clairement interdit dans le Lévitique.

Ce n'est pas parce que l'homosexualité est a-normale, en tant que pas dans la norme de la sexualité la plus courante, qu'il faut mettre un jugement moral dessus.

JJC : J'ai un peu de mal à condamner l'homosexualité alors que Jésus n'a pas condamné la femme adultère. Il y a disons 8 % d'homosexuels ; donc dans ce groupe ici de 20 personnes, il y a au moins un homosexuel : cela incite à la tolérance, à la bienveillance. Je suis pédiatre ; ce que je sais c'est que les difficultés sont grandes pour un ado de se sentir homo, et que c'est une cause notable de suicide chez les ados qui n'osent pas assumer leur orientation sexuelle. Plus pour les garçons que pour les filles, en particulier parce que les filles font plus des tentatives de suicide (souvent avec des médicaments, et on se réussit rarement avec des médicaments). Puisque l'homosexualité s'impose à la personne, on ne peut pas dire que c'est un péché. L'homophobie fait partie de manière très forte de notre société, il faut y être vigilant.

Le mariage

JJC : Je déplore qu'il n'y ait qu'un seul mot pour parler et du mariage civil et du mariage religieux. On parle du « mariage pour tous », mais ce n'est pas le mariage pour tous, entre deux frère et sœurs, etc. Pas de mariage avant Napoléon. Société très machiste au départ : l'homme avait tous les droits, et la femme rien du tout ; c'était fait pour solidifier la société ; le but était la procréation. Les enfants étaient supposés venir du mari.

Beaucoup d'évolution ; une nouvelle loi tous les 30 ans sur ces sujets ; il y a une trentaine d'années, on a reconnu qu'un homme pouvait reconnaître des enfants pas nés de sa femme ; puis le divorce a été autorisé. Puis maintenant arrive le mariage entre deux personnes de même sexe.

Le mariage religieux, c'est quoi ? C'est la reconnaissance devant Dieu qu'on choisit tel conjoint pour la vie ; et que si on divorce, on ne pourra pas se remarier. L'indissolubilité fait partie du mariage religieux, pas du mariage civil. Le mariage religieux, c'est un sacrement, donc qui vient de Dieu.

Les enfants, la parentalité

En France, il y a un nombre non négligeable d'enfants qui vivent dans des couples de personnes de même sexe. Depuis 5-6 ans, je vois pas mal d'enfants de couples de mêmes sexe dans mon cabinet.

La PMA, c'est pour les couples stériles ; la plupart des femmes homosexuelles, elles ne sont pas stériles, et elles peuvent se faire faire des enfants sans avoir besoin de PMA. Même si ça nous embête de le reconnaître, on ne voit pas de différence significative entre deux enfants nés de deux pères ou deux mères par rapport à des enfants nés dans des couples hétéro. Je ne suis pas un fan de l'homoparentalité, mais je suis obligé de reconnaître cela.

Remarquons qu'il y a deux types d'adoptions très différents :

La plus fréquente, c'est l'homoparentalité biologique : l'un des deux parents est le parent biologique de l'enfant ; toutes les études qui disent que les enfants d'homosexuels vont bien parlent de ces enfants-là : la vraie revendication est que les conjoints puissent adopter l'enfant de leur compagne / compagnon (ce dernier cas est plus rare). Plus de 50 % des enfants ont été conçus hors mariage, hétéros ou homo. Dès lors, qu'est-ce qui est le mieux pour un enfant : un père et une mère ? : oui. Une mère seule ou deux mères ? : ben je crois que je préfère qu'il y ait deux mères plutôt qu'une mère toute seule... Et dans une consultation, je préfère que les deux viennent, si les deux vivent au quotidien avec l'enfant, plutôt qu'une seule (ce qui était de toutes façons le cas avant il y a 5-6 ans).

Les adoptions d'enfants étrangers, c'est rare. Actuellement, des homosexuels peuvent le faire, en disant qu'ils sont célibataires. Si demain un couple d'hommes ou de femmes se marient et cherchent à adopter un enfant à l'étranger, c'est sûr que ça ne va pas marcher.

Quand je rencontre des homosexuels, je leur dis que s'ils veulent adopter un enfant qui n'est pas celui de leur conjoint, surtout, il ne faut pas qu'ils se marient, parce que c'est sûr qu'alors l'adoption ne marchera pas.

A l'origine, l'adoption, c'était romain, pour la transmission de patrimoine, et c'est pour ça que c'était possible d'adopter des enfants en bas âge. C'était vrai en France jusqu'à la guerre de 14.
L'adoption aux célibataires est aujourd'hui autorisée pour les célibataires (8 %). Elle est donc possible pour les homosexuels qui se déclarent célibataires, et la loi actuellement en question ne changera rien à cela.

La place de l’Église dans la politique ?

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Jusqu'où peut-on aller au niveau de la parole de l’Église dans la société civile ? J'ai été choqué que des prêtres distribuent des tracts pour inciter à aller manifester, à signer des pétitions ; parce que si oui, moi, je réclame la parole pour pouvoir revendiquer plein d'autres choses qui me paraissent tout autant essentielles, par exemple la régularisation des sans papiers, ce qui veut dire que ma paroisse devient un lieu de débat politique.

Je déplore beaucoup que l’Église soit extrêmement muette sur la doctrine sociale de l’Église, qui est un truc remarquable, et qu'elle défende autant les interdits sexuels / moraux. Allez voir Elefante Blanco, qui montre l'implication de l’Église dans les bidonvilles de Buenos Aires, avec la subtilité des liens à avoir avec l’État et la hiérarchie actuelle (cf. polémiques récentes de l'implication du Pape actuel, qui n'était alors ''que'' cardinal avec la dictature argentine).

Il y a des exemples dans l'histoire où le prêtre, l'évêque, le Pape se sont clairement trompés. Ça incite d'autant plus à se souvenir que Dieu nous a créés libres et qu'il nous demande de bien faire appel à notre libre arbitre en dernier recours, sans nous réfugier derrière les paroles de tel ou tel, quand bien même serait-il Pape, évêque, ou prêtre.

Une chose que chacun retient

  • Je retiens que ça fait du bien de voir que je ne suis pas tout seul à penser ce que je pense
  • Concernant l'adoption, c'est pour que l'enfant ne se retrouve pas seul en cas de problème.
  • C'est bon qu'il y ait ici un espace de liberté de pensée et de parole
  • Il faut penser à l'enfant
  • Dieu est amour et il nous aime tel qu'on est, qu'on soit homo ou non
  • J'ai découvert les deux formes d'adoption
  • Je suis content en tant qu'agnostique de voir certains cathos plus ouverts que ce que je pensais
  • Meilleure réflexion sur la portée du mariage pour tous
  • Essentiel de ne pas porter un jugement de valeur sur des comportements
  • Il faut réfléchir à si c'est bon ou non ce que le prêtre te dit
  • Ils sont précieux, ces espaces de parole
  • J'ai découvert les différents types d'adoption, ainsi que de nouveaux thèmes de réflexion
  • Ce fut une occasion d'avoir une diversité de points de vue et de ne pas condamner la personne
  • Je n'ai jamais été aussi mal dans l’Église depuis quelques mois et je suis heureux d'avoir pu dire ce que je pensais et de vous avoir fait réfléchir sur plus de tolérance en évitant trop d'idées reçues.

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Infos pratiques

Permanences

 • Lundi, mardi, jeudi et vendredi : 11h-17h30
 • Mercredi dès 18h30
Au 2 avenue Robert Schuman à Pau (entre La Pépinière et l'église St Pierre).

Table ouverte

Tous les jeudis de 12h à 14h c'est table ouverte à l'aumônerie.

La soirée phare du mercredi

Dès 18h, adoration à la chapelle de St Pierre
Puis, à 19h, la messe animée par les étudiants toujours à la chapelle
À 19h45 le repas à l'aumônerie des étudiants
Merci de signaler que vous venez dîner !
21h : lancement de la soirée
22h30 : fin de soirée

Viens découvrir l'aumônerie !

Les soirées, les sorties, le Bureau, la mascotte, les prières, la messe, le Service Civique et bien d'autres choses !

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